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C'est une fois de plus privé de ses internationaux que le Stade Français disputait la 14ème journée de Top14. En l'absence donc de Sylvain Marconnet, Dimitri Szarzewski et Julien Dupuy retenus sous maillot tricolore, les Parisiens affrontaient le RC Toulon, bien placé à deux longueurs seulement du podium. Battus la semaine passée par leurs voisins du Racing Métro, les Stadistes ont idéalement commencé la rencontre, avant de peu à peu subir la pression des Toulonnais au cours de la fin de la première période. Sur un mauvais dégagement de Robinson, Phillips récupérait dans les 22m varois et slalomait dans la défense pour finalement aplatir sur la ligne le premier essai du match (5-0, 3e). Mais Jonny Wilkinson, bien présent au RCT avec Sonny Bill Williams, Pierre Mignoni et Sébastien Bruno, réduisait le score sur une pénalité (5-3, 8e). Sur une belle percée de Boussès, arrêté à 15m de l'en-but, Oelschig plaçait un beau drop pour redonner de l'air aux Parisiens (8-3, 22e), et amplifier la tendance avec une pénalité à la 34e (11-3). C'est alors que l'équipe de Philippe Saint-André se rebellait. Derrière son pack et une mêlée bien stable, Mignoni partait dans le petit côté sur la ligne des 22m des locaux, les 3/4 jouant bien une supériorité numérique pour envoyer Loamanu à l'essai en coin (38e, 11-10). Revigorés, les Sudistes envoyaient encore du jeu depuis leurs 22m pour finir dans le camp adverse, avec un drop du pied droit de l'ouvreur anglais, son 6e personnel cette saison (41e, 11-13). En quelques minutes, la tendance s'était inversée, et le retour des vestiaires le confirmait avec une pénalité de Wilko (50e, 16-11). Le Stade Français réagissait avec un essai en force, sur la ligne de Bastareaud (53e, 18-16). Deux pénalités de Wilkinson, dont la dernière pour une charge à retardement de Papé sur le N.10 après une tentative ratée de drop, replaçaient Toulon devant (76e, 22-18). Dos au mur, les hommes de Jacques Delmas lançaient leurs dernières forces dans la bataille, et après une mêlée à 5m de la terre promise, Arias, en coin, aplatissait sur la ligne mais après examen vidéo, l'essai n'était pas validé, l'ailier n'ayant pas contrôlé jusqu'au bout le ballon.
C'est donc Toulon qui s'imposait en terres parisiennes (22-18) pour un résultat majeur et qui comptera dans leur saison. Le Stade Français enregistre son troisième revers cette saison à domicile et devrait surtout dégringoler au classement. A l'arrivée, deux des présidents les plus médiatiques du Top14 étaient d'accord: "Les doublons doivent cesser, cela devient ridicule, vraiment ridicule de jouer sans les internationaux", a déploré Max Guazzini, le président du Stade Français avec ses 18 joueurs absents. "C'est une aberration qu'un sport professionnel comme le rugby se dispute sans les meilleurs joueurs", a enchaîné Mourad Boudjellal, son homologue du RCT. "J'ai l'impression d'avoir commis un hold-up, merci à la Ligue".
Après avoir corrigé un Stade Toulousain en grande partie amputé de ses joueurs cadres, Castres a confirmé qu'il faudrait compter sur lui cette saison. La réception du Biarritz Olympique lui a en effet permis d'engranger une nouvelle victoire, très probante puisqu'avec le bonus offensif. Dauphins des Perpignanais, les Castrais ont su dominer une équipe basque qui sortait pourtant d'une victoire sur Clermont la semaine dernière. Dans ce match entre deux prétendants aux demi-finales, le combat a été rude avec deux cartons jaunes en première période (Hall à la 19e au BO et Cabannes à la 34e au CO). Le jeu au pied de Teulet avait d'abord placé les Castrais devant (4 pénalités contre 2 à Yachvili), avant que Nicolas aille inscrire un essai en forme de coup de poignard à la fin de la première période (40e), après une mêlée à 5m. Du coup, les joueurs des Laurent (Labit et Travers) viraient à la pause avec un net avantage (19-6). Et Audrin doublait la mise à la 48e minute suite à un coup de pied à suivre, avant que Diarra ne résiste à tous les défenseurs pour aller inscrire le troisième essai (61e), celui du bonus offensif. Incapables de marquer le moindre point depuis la pause, les Biarrots mettaient une énorme pression sur la ligne castraise, qui ne cassait pas. En s'imposant (34-6), Castres réalise une superbe affaire puisque l'équipe s'empart seule de la tête du Top14, et la conservera au moins jusqu'au 4 décembre, puisque le match entre Bayonne et Perpignan, co-leader, a été reporté en raison de grippes H1N1 au nombre de trois cas dans les rangs de l'USAP.
Le Racing Métro pourrait commencer à rêver. En arrachant une sixième victoire consécutive, les Parisiens dépassent leurs voisins du Stade Français, qu'ils avaient battus la semaine dernière dans le derby. Mais en battant Albi (9-6) dans le match des promus, ils n'ont pas vraiment brillé. C'est un match d'un autre temps qui s'est déroulé à Colombes, avec que des points au pied (3 pénalités de Mehrtens et 2e de Stewart) et deux expulsions simultanées pour dix minutes de chaque côté (Festuccia et Lafoy à la 28e minutes). Après leur succès à domicile sur le champion en titre Perpignan, Albi peut nourrir des regrets de ne repartir qu'avec le point de bonus défensif. Après ce match, Pierre Berbizier est monté au crénau après le report du match de son équipe à Biarritz du 1er au 2 décembre: "C'est une situation ubuesque, un irrespect envers nous (le Racing-Métro), nos supporteurs, nos partenaires, que de changer au dernier moment un match
prévu. Je trouve qu'à un moment donné on se fout de la gueule des gens", a-t-il dit, ajoutant que le président du BO, Serge Blanco, ancien président de la Ligue, "tenait toujours les clés de la Ligue". Programmé le 1er décembre, le match a été reporté au 2e après avis du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) car le BO voulait récupérer ses internationaux Barcella, Traille, Vahafolau, Moala, Carizza.
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