Marc Lièvremont, entraîneur du XV de France, ici aux côtés d'Emile N'Tamack

Marc Lièvremont, entraîneur du XV de France, ici aux côtés d'Emile N'Tamack

AFP/Franck Fife
Marc Liévremont se déclare plutôt confiant à la veille de réunir son groupe pour ouvrir le Tournoi des Six nations.

L'entraîneur du XV de France, qui annoncera mercredi la liste des 22, se dit "ambitieux et déterminé" pour ce tournoi très important, puisqu'il intervient comme une compétition charnière, deux ans après sa prise de fonction, et dans la perspective de la préparation à la prochaine coupe du monde. "Tous les voyants sont au vert" précise-t-il.

"Il faudra livrer cinq matches aboutis"

Pensez-vous à un Grand Chelem avant d'aborder la compétition ? 
"On joue les matches pour tous les gagner. Le Grand Chelem, c'est le rêve de tout rugbyman qui dispute le Tournoi ! Aujourd'hui, je pense surtout à  l'Ecosse (le 7 février) et à l'Irlande (le 13 février), à mon groupe, au travail  qu'on va avoir pendant ces neuf jours. Mais on est ambitieux et déterminés."
    
Avec trois matches sur cinq à domicile et quatre clubs français en quarts de finale de Coupe d'Europe, la conjoncture paraît bonne...
"D'une certaine manière, tous les voyants sont au vert: la progression de mon groupe depuis deux ans, sa bonne tournée automnale, les quatre clubs qualifiés, même le niveau du Top 14 bien meilleur que ce qu'il était avant  novembre... Tout cela fait qu'il y a une ambition assumée et légitime. C'est la  même qui anime tous nos concurrents, que j'ai croisés à Londres lors de la  présentation du Tournoi. C'est vrai qu'on a un calendrier favorable, mais  le déplacement en Ecosse ne sera pas une partie de plaisir. L'Irlande a elle aussi qualifié ses deux provinces (pour les quarts de finale de la Coupe  d'Europe), il y aussi un déplacement au pays de Galles, avant l'Italie,  l'Angleterre... Ce ne sera pas simple."
   
Ce Tournoi, deux ans après votre prise de fonction et à un an de la Coupe  du monde, constitue-t-il une étape ?
"Chaque match est une étape qui permet de progresser. Il restera aussi un Tournoi avant la Coupe du monde 2011. Ce qui m'intéresse, c'est disputer et gagner ce Tournoi, commencer par gagner en Ecosse, travailler cette semaine avec  les 30 joueurs... J'avais le même discours il y a un an, on sortait aussi d'une tournée automnale intéressante malgré la défaite contre l'Australie. On avait de  grosses ambitions et on a vu en Irlande (défaite 30 à 21), malgré de bonnes  choses, qu'on n'avait pas su tuer le match et se montrer pragmatiques... Ce groupe progresse. Il va falloir être exigeant, pas forcément moi, mais les joueurs entre eux doivent avoir cette ambition de ne rien lâcher. Et si on veut parler de Grand Chelem, de gagner le Tournoi des six nations, c'est cinq matches aboutis et cinq matches où la moindre erreur se paie cash."
    
On sent que votre groupe est plus établi chez les avants que parmi les  arrières...
 "Devant, il y a une grosse continuité mais il faut continuer à bosser.  Derrière, c'est vrai qu'il y a peut-être plus de choix, des profils différents, des performances différentes... Mais à part Fabrice Estebanez, il y a aussi une grosse continuité avec beaucoup de joueurs qui étaient là en novembre, qui étaient là aussi au dernier Tournoi et même beaucoup de joueurs qui étaient là  pour démarrer le Tournoi-2008 à Edimbourg. Il est plus compliqué de mettre en  place un jeu de lignes cohérent et on doit être encore plus performants, mais  là-dessus il y aussi de grosses ambitions et de grands espoirs."
   
Vous allez annoncer mercredi la liste des 22 joueurs qui affronteront   l'Ecosse. Un joueur peut-il décrocher une place de titulaire dans les quatre  jours qui viennent ?
 "C'est extrêmement rare. On joue sur des complémentarités, des  performances des uns et des autres... Rien ne se détermine réellement à l'entraînement, mais tout compte: la vie de tous les jours, les entraînements, l'application des uns et des autres... J'ai déjà une idée du XV qui démarrera à  Edimbourg: il y a peu de chances qu'il y ait de gros changements."


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