|
Paul-Henri Mathieu n’aime pas le POPB et celui-ci lui rend bien. C'est de nouveau sous quelques sifflets que le Tricolore a quitté le court central. Sur une nouvelle contre-performance. Depuis sa désillusion contre Mikhaïl Youzhny lors du dernier simple de la finale de la Coupe Davis 2002, le Strasbourgeois n’a jamais vraiment goûter l’ambiance parisiano-bruyante de l’ultime Masters 1000 de la saison. Jamais « Paulo » n’a dépassé ici le stade des huitièmes de finale et si l’on excepte un exploit contre Novak Djokovic en 2006 (succès au deuxième tour avant de perdre face à Tommy Robredo).
Contre Viktor Troicki, joueur solide et parfois brillant mais aussi inconstant que le Mathieu de cette année, le Français a pourtant effectué un bon début de match, mettant la pression sur les engagements adverses et dictant la plupart des échanges devant un maigre public. Les deux hommes commettaient cependant pas mal d’erreurs. Mathieu était contraint de sauver une première balle de break à 3-3 pour finalement s’en tirer grâce à sa première balle. Son jeu décousu lui permettait de sauver l’essentiel, les aces et les coups droits imparables –quoique trop rares- succédant aux fautes plus incroyables les unes que les autres (coups droits sortis de trois bons mètres, amorties sans la bas du filet…).
L’Alsacien rata le coche à 6-5, avantage, sur le service de Troicki. Le Slave réussit alors deux aces et un service gagnant pour arracher un jeu décisif. Décisif, c’est bien le terme puisque PHM, qui avait fait appel au soigneur à 6-6, misa tout sur ce tie break. Résultat ? Des prises de risque inconsidérées qui lui valurent de ne jamais mener au score alors qu’il servait en premier (0-1 puis 1-3 et 4-6). Troicki conclut le set en 57 minutes sur un énième service gagnant face à un « Paulo » abattu qui faillit bien arrêter là les frais. Il ne fallut pas attendre plus de dix minutes pour voir Mathieu venir serrer la main de son rival après avoir fait signe à l’arbitre qu’il souffrait trop pour continuer. Le Serbe s’imposait donc 7-6(4), 3-0 sans avoir eu à piocher dans ses réserves. De bon augure pour lui avant de retrouver Radek Stepanek pour un deuxième tour beaucoup plus difficile.
A l'issue de la rencontre, Paul-Henri Mathieu est revenu sur la blessure qui l'a diminué à partir de la fin du premier set. "J'ai senti une petite douleur au début du match. Et sur une course à 5 partout, la douleur s'est faite beaucoup plus vive. Je ne pouvais plus prendre appui ni pousser sur la jambe droite". "C'est bête, j'aurais pu arrêter à 7-6 plutôt qu'à 3-0". Avant d'esquisser le bilan d'une saison qui ne restera pas dans les annales. "C'est une saison difficile, un peu plate, où il ne s'est pas passé grand chose. On n'a pas encore fait le bilan avec Loïc (Courteau). C'est vrai qu'on préfère partir en vacances sur une bonne note. Là, c'est presque triste de finir la saison de cette façon".
|
commentaires